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Bébé (0-12 mois)

Boiron

Pleurs

Syndrome de l’enfant secoué

Stéphanie Racette, une étudiante à la maîtrise en pathologie judiciaire, vient de remporter le prix de vulgarisation scientifique de l’ACFAS (l’Association francophone du savoir) pour son texte sur le syndrome de l’enfant secoué. Le syndrome de l’enfant secoué est reconnu en médecine depuis 1972 et constitue la cause la plus fréquente de traumatisme crânien grave chez les enfants, entraînant une perte de conscience et de tonus musculaire.

Tous les ans, les hôpitaux canadiens diagnostiquent de 30 à 40 cas d’enfants présentant des signes du syndrome de l’enfant secoué, et près de 20 % de ces enfants vont mourir des séquelles occasionnées par les violentes secousses qu’ils ont subies. Stéphanie Racette explique que ce syndrome est reconnaissable à trois caractéristiques : des lésions cérébrales diffuses comme un œdème provoquant un gonflement du cerveau, des traces d’hémorragie dans les couches extérieures de la méninge et des dommages oculaires dus à une hémorragie rétinienne. En effet, stipule l'étudiante, dans 80 % des cas, on découvre le troisième symptôme, soit des dommages oculaires.

C'est dans son texte Quand les pleurs de bébé font craquer que Stéphanie Racette fait une vulgarisation scientifique du syndrome de l’enfant secoué. Les données de son analyse proviennent d’un stage effectué au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du ministère de la Sécurité publique, où celle-ci poursuit ses recherches de maîtrise.

(Source : Iforum, Volume 40 — numéro 9 — 31 octobre 2005)



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