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Le pardon
Bonjour a toutes,
J'ai beaucoup de difficultés avec ce mot, je n'aime pas le discours qui dit qu'il faut pardonner peut importe l'offense.
Pour moi le mot pardonner veut dire oublier, amnistier, absoudre etc..Moi je pardonne a quelqu'un qui arrive en retard, qui a oublié une promesse, qui a fait une erreur de calcul etc..
Il y a des gestes d'après moi qui ne sont pas pardonnables, je dirais plutôt que si le geste est grave alors je vais essayer de me résigner a cet état de fait pour ne pas broyer du noir et m'empêcher d'avancer dans la vie. Je pense que beaucoup de gens mélange le terme "pardonner" et "résigner".
Un jour, à la télé, j'écoutais une femme relater son histoire d'abus par son mari, il l'aurais séquéstrée dans son pay, l'aurais battu et j'en passe. Elle a eu des enfants avec ce dernier et il n'était pas plus tendre a leur endroit. Elle a fini par s'en sortir, elle vie maintenant au Québec et elle dit que sa guérison est passé par le pardon envers ce type, qu'elle se donne comme obligation (face au pardon) de lui faire une place dans sa vie et celle de ses fils, que son bien-être passe par là. C'est un exemple un peu extrême mais je remarque que beaucoup de gens utilise le pardon pour des gestes graves, je ne comprend pas. Comment peut-on amnistier quelqu'un qui nous a fait autant de mal?
Qu'en pensez-vous?
Hélo
Bonjour a toutes,
J'ai beaucoup de difficultés avec ce mot, je n'aime pas le discours qui dit qu'il faut pardonner peut importe l'offense.
Pour moi le mot pardonner veut dire oublier, amnistier, absoudre etc..Moi je pardonne a quelqu'un qui arrive en retard, qui a oublié une promesse, qui a fait une erreur de calcul etc..
Il y a des gestes d'après moi qui ne sont pas pardonnables, je dirais plutôt que si le geste est grave alors je vais essayer de me résigner a cet état de fait pour ne pas broyer du noir et m'empêcher d'avancer dans la vie. Je pense que beaucoup de gens mélange le terme "pardonner" et "résigner".
Un jour, à la télé, j'écoutais une femme relater son histoire d'abus par son mari, il l'aurais séquéstrée dans son pay, l'aurais battu et j'en passe. Elle a eu des enfants avec ce dernier et il n'était pas plus tendre a leur endroit. Elle a fini par s'en sortir, elle vie maintenant au Québec et elle dit que sa guérison est passé par le pardon envers ce type, qu'elle se donne comme obligation (face au pardon) de lui faire une place dans sa vie et celle de ses fils, que son bien-être passe par là. C'est un exemple un peu extrême mais je remarque que beaucoup de gens utilise le pardon pour des gestes graves, je ne comprend pas. Comment peut-on amnistier quelqu'un qui nous a fait autant de mal?
Qu'en pensez-vous?
Hélo
À mes nombreux défauts s'ajoute celui d'être
rancunière.
J'ai beaucoup de difficulté avec le pardon, moi aussi. Pour moi, ça veut un peu dire "être mou", "ne pas avoir d'orgueil", "se laisser marcher sur les pieds"...
Néanmoins, plus je m'intéresse à la spiritualité, mieux je comprends ce que le mot "pardon" veut dire. Je dirais tout d'abord que :
-Être en colère contre quelqu'un, c'est se faire du tort à soi-même. Lui pardonner, c'est donc s'offrir un certain soulagement. Le vrai pardon procure donc un certain bien-être égoïste (l'égoïsme n'étant pas vu, ici, comme une faute : bien au contraire ! Un égoïsme bien dosé conditionne aussi notre survie.)
-Pour être sain, le pardon doit être lucide. Il ne s'agit pas de NIER la faute que X a commise. Il s'agit de la reconnaître, et idéalement, de la lui signaler. Que X reconnaisse ou non ses torts ne nous enlève en rien le droit de dénoncer cette faute (surtout si ça peut éviter d'autres personnes d'en souffrir). Mais nous pouvons lui pardonner en se disant (par exemple) que ce que X a à apprendre, il devra l'apprendre dans cette vie ou une autre (ceci, quand on croit, comme moi, à la réincarnation).
-Chaque personne est le résultat de son vécu, d'une façon de penser qu'elle a développée à travers ses expériences. Donc, en ce sens, aucune attaque n'est "personnelle". Même le meurtre, à la limite, n'est pas "personnel".
-Pour pardonner quelqu'un, il importe surtout de le comprendre réellement. C'est ce qui est le plus difficile. Il ne s'agit pas de dire "Je pardonne" pour refouler la souffrance que nous pouvons ressentir, mais plutôt de dire "je n'accepte pas le geste qui a été posé, mais j'accepte la personne qui l'a posé".
-Je crois qu'il est des situation dans lesquelles le pardon devient garant de la survie d'un certain équilibre mental : en situation de guerre, par exemple, j'ai l'impression que plusieurs personnes vont opter pour le pardon afin de pouvoir continuer à vivre normalement. Autrement, ce serait intenable : ces gens auraient tellement de motifs d'être rancunier. J'en veux pour exemple Etty Hillesum, juïve persécutée pendant la 2e guerre mondiale qui, dans sa grande intelligence, parvenait à dissocier l'idéologie nazie des nazis eux-même, et de condamner celle-là sans en vouloir à ceux-ci.
J'ai beaucoup de difficulté avec le pardon, moi aussi. Pour moi, ça veut un peu dire "être mou", "ne pas avoir d'orgueil", "se laisser marcher sur les pieds"...
Néanmoins, plus je m'intéresse à la spiritualité, mieux je comprends ce que le mot "pardon" veut dire. Je dirais tout d'abord que :
-Être en colère contre quelqu'un, c'est se faire du tort à soi-même. Lui pardonner, c'est donc s'offrir un certain soulagement. Le vrai pardon procure donc un certain bien-être égoïste (l'égoïsme n'étant pas vu, ici, comme une faute : bien au contraire ! Un égoïsme bien dosé conditionne aussi notre survie.)
-Pour être sain, le pardon doit être lucide. Il ne s'agit pas de NIER la faute que X a commise. Il s'agit de la reconnaître, et idéalement, de la lui signaler. Que X reconnaisse ou non ses torts ne nous enlève en rien le droit de dénoncer cette faute (surtout si ça peut éviter d'autres personnes d'en souffrir). Mais nous pouvons lui pardonner en se disant (par exemple) que ce que X a à apprendre, il devra l'apprendre dans cette vie ou une autre (ceci, quand on croit, comme moi, à la réincarnation).
-Chaque personne est le résultat de son vécu, d'une façon de penser qu'elle a développée à travers ses expériences. Donc, en ce sens, aucune attaque n'est "personnelle". Même le meurtre, à la limite, n'est pas "personnel".
-Pour pardonner quelqu'un, il importe surtout de le comprendre réellement. C'est ce qui est le plus difficile. Il ne s'agit pas de dire "Je pardonne" pour refouler la souffrance que nous pouvons ressentir, mais plutôt de dire "je n'accepte pas le geste qui a été posé, mais j'accepte la personne qui l'a posé".
-Je crois qu'il est des situation dans lesquelles le pardon devient garant de la survie d'un certain équilibre mental : en situation de guerre, par exemple, j'ai l'impression que plusieurs personnes vont opter pour le pardon afin de pouvoir continuer à vivre normalement. Autrement, ce serait intenable : ces gens auraient tellement de motifs d'être rancunier. J'en veux pour exemple Etty Hillesum, juïve persécutée pendant la 2e guerre mondiale qui, dans sa grande intelligence, parvenait à dissocier l'idéologie nazie des nazis eux-même, et de condamner celle-là sans en vouloir à ceux-ci.
| Un jour, à la télé, j'écoutais une femme relater son histoire d'abus par son mari, il l'aurais séquéstrée dans son pay, l'aurais battu et j'en passe. Elle a eu des enfants avec ce dernier et il n'était pas plus tendre a leur endroit. Elle a fini par s'en sortir, elle vie maintenant au Québec et elle dit que sa guérison est passé par le pardon envers ce type, qu'elle se donne comme obligation (face au pardon) de lui faire une place dans sa vie et celle de ses fils, que son bien-être passe par là. C'est un exemple un peu extrême mais je remarque que beaucoup de gens utilise le pardon pour des gestes graves, je ne comprend pas. Comment peut-on amnistier quelqu'un qui nous a fait autant de mal? |
Je comprends ton poitnd e vue, par contre, moi ce que j'en pense, c'est que tant qu'on a pas vécu une situation semblable, on ne peut pas comprendre de quelle facon elle est prête a passer a coté pour réussir a vivre,on est tous différent, et on réagit tous de facon différentes face a certaines situations. Si elle croit quelle a réussit a pardonner completement, pour réussir a se sentir mieux, c'est elle qui le sait réellement...
J'ajouterais encore ceci : je crois que notre
difficulté à pardonner vient en grande partie du
fait que nous trouvons qu'il y injustice.
Et quoi qu'on en dise, pour la plupart d'entre nous (en tous cas, pour moi, à tout le moins), nous souffrons toujours plus d'une injustice lorsqu'elle nous concerne directement, nous ou nos proches. Quelqu'un s'amuserait à faire peur à ma mère avec son chien, je lui en voudrais plus que je pourrais en vouloir au tortionnaire nazi qui a battu un enfant à mort. Non que l'attrocité commise par le nazi ne me paraisse pas ignoble, mais plutôt que, parce qu'elle n'a pas été posée dans mon univers immédiat, elle m'apparait plus "abstraite".
Il peut nous sembler que la justice n'est pas de ce monde. Mais si, grâce à une croyance, nous parvenons à croire en une justice inaliénable (karma ou autre), il devient plus facile de lâcher prise.
Et quoi qu'on en dise, pour la plupart d'entre nous (en tous cas, pour moi, à tout le moins), nous souffrons toujours plus d'une injustice lorsqu'elle nous concerne directement, nous ou nos proches. Quelqu'un s'amuserait à faire peur à ma mère avec son chien, je lui en voudrais plus que je pourrais en vouloir au tortionnaire nazi qui a battu un enfant à mort. Non que l'attrocité commise par le nazi ne me paraisse pas ignoble, mais plutôt que, parce qu'elle n'a pas été posée dans mon univers immédiat, elle m'apparait plus "abstraite".
Il peut nous sembler que la justice n'est pas de ce monde. Mais si, grâce à une croyance, nous parvenons à croire en une justice inaliénable (karma ou autre), il devient plus facile de lâcher prise.
Par le passé, j'ai eu à me questionner beaucoup
sur le pardon suite à des événements dans ma vie
qui me remplissait de colère et m'empêchait
d'avancer...Je suis tombé sur l'excellent livre de
Jean Mombourquette, "Comment pardonner"
L'auteur explique bien que le pardon est un mot mal enseigné et mal comprit dans notre société..Comme Euphroisine le dit, il est associé à une certaine " molesse".
Le pardon est un acte d'humilité, que l'on fait d'abord pour soi et non pour l'autre. Pardonner ne veut pas dire oublier...Lorsque nous refusons de pardonner, nous permettons à l'autre de nous faire souffrir plus longtemps.
Le pardon, on le fait pour soi, cela ne veut pas dire que nous sommes automatiquement obligé de reprendre notre relation avec l'offenseur. On peut très bien pardonner à quelqu'un tout en n'ayant aucuns contacts avec cette personne.
L'auteur explique bien que le pardon est un mot mal enseigné et mal comprit dans notre société..Comme Euphroisine le dit, il est associé à une certaine " molesse".
Le pardon est un acte d'humilité, que l'on fait d'abord pour soi et non pour l'autre. Pardonner ne veut pas dire oublier...Lorsque nous refusons de pardonner, nous permettons à l'autre de nous faire souffrir plus longtemps.
Le pardon, on le fait pour soi, cela ne veut pas dire que nous sommes automatiquement obligé de reprendre notre relation avec l'offenseur. On peut très bien pardonner à quelqu'un tout en n'ayant aucuns contacts avec cette personne.
| Gala a écrit |
| Lorsque nous refusons de pardonner,
nous permettons à l'autre de nous faire souffrir
plus longtemps. |
J'adore cette phrase !
Autrement, ta référence documentaire semble très intéressante !
Merci !
Effectivement le pardon est une façon de se
permettre à soi de passer à autre chose. Laisser
le négatif, le noir pour avancer et se laisser
porter dans une nouvelle vie tout en cessant
d'être la "victime de ...". Pardonner par contre
c'est quelque chose qui se fait d'abord envers
soi-même. Il faut se pardonner pour arriver à le
faire pour une tierce personne. C'est d'ailleurs
pour cette raison que l'on doit enseigner à nos
enfants à être indulgent envers eux-même. Ça va
devenir plus facile ensuite pour eux dans leur
quotidien.
Par contre, pour moi, le pardon ne se donne pas dans certaines occasions. Vous comprendrez que jamais je ne pourrai pardonner à l'agresseur d'une enfant que je connais, Cédrika. S'il l'avait ramené à la maison, vivante ou indiqué l'endroit où elle se trouve, peut-être que j'aurais été capable à ce moment... mais là, non c'est trop pour moi, et je ne suis pas un parent de cette puce, juste une amie.
Mais je sais pardonner et reconnaître tout le bien qui en découle pour soi.
Par contre, pour moi, le pardon ne se donne pas dans certaines occasions. Vous comprendrez que jamais je ne pourrai pardonner à l'agresseur d'une enfant que je connais, Cédrika. S'il l'avait ramené à la maison, vivante ou indiqué l'endroit où elle se trouve, peut-être que j'aurais été capable à ce moment... mais là, non c'est trop pour moi, et je ne suis pas un parent de cette puce, juste une amie.
Mais je sais pardonner et reconnaître tout le bien qui en découle pour soi.
Pour pardonner, je dois comprendre...si je ne
comprends pas je crois que je vais avoir bcp de
difficulté à pardonner. Et des gestes
incompréhensibles il y en a tant! Je suis
rancunière aussi...c'est un vilain défaut qui nous
fait en effet souffrir!
Moi aussi j'ai eu longtemps de la difficulté avec
ce mot. Pardonner pour des petites choses ok mais
pour des grandes, pour les atrocités ? Jusqu'au
jour ou j'ai compris que pardonner ne voulais pas
dire oublier et être naîf mais se donner le droit
d'aller de l'avant dans sa vie et recommencer à
être heureux. Ma définition du pardon rejoint
donc celle de Gala.
| Gala a écrit |
| Le pardon est un acte d'humilité, que l'on fait d'abord pour soi et non pour l'autre. Pardonner ne veut pas dire oublier...Lorsque nous refusons de pardonner, nous permettons à l'autre de nous faire souffrir plus longtemps. Le pardon, on le fait pour soi, cela ne veut pas dire que nous sommes automatiquement obligé de reprendre notre relation avec l'offenseur. On peut très bien pardonner à quelqu'un tout en n'ayant aucuns contacts avec cette personne. |
J'ajouterai que l'action de pardonner exige du
temps et que l'on doit respecter le rythme
personel de chaque personne. Avant de pardonner,
il faut avoir vécu les différentes étapes du
deuil. Si nous sommes à l'étape de la colère, il
est compréhensible que nous ne soyions pas prêt à
pardonner. Vivre ces différentes étapes peut
prendre des années et certaines peuvent être plus
longues que d'autres voilà pourquoi pardonner est
une action plus facile pour certaines personnes et
plus difficile pour d'autres.
Je suis d'accord avec vous toutes, c'est que je
trouve que le mot pardonner n'est pas le bon. Si vous
regardez la définition dans le dictionnaire ce mot
ne veut pas dire ce que vous dites dans ce post,
mais le mot juste serais plutôt que nous devons se
résigner.
Le vrai pardon étant d'oublier ou d'amnistier, je
pense que certains gestes sont innoubliables même
avec toute la bonne volontée du monde, certe il
faut se résigner, accepter ce qui est fait et
aller de l'avant pour notre bien-être personnel.
Je trouve que c'est important d'utiliser les bons mots, mais je vois que ce dernier a gagné en popularité et je pense qu'il est utilisé a tord et a travers. Comme je disais dans mon intro, je pardonne pour des petites fautes mais je me résigne a des fautes graves ne pouvant changer ce qui est fait, par contre je ne pardonne pas la personne qui est dans le tort, tout en ne nourrissant aucune rancunes.
Hélo
Je trouve que c'est important d'utiliser les bons mots, mais je vois que ce dernier a gagné en popularité et je pense qu'il est utilisé a tord et a travers. Comme je disais dans mon intro, je pardonne pour des petites fautes mais je me résigne a des fautes graves ne pouvant changer ce qui est fait, par contre je ne pardonne pas la personne qui est dans le tort, tout en ne nourrissant aucune rancunes.
Hélo
Tipoune
Inscrit depuis: 495 jours et 16 heures
Localisation : Dans le nombril d'un bonhomme en pain d'épice avec Léo, 21 mois, et Colin qui arrivera sous peu.
Si on attribue au mot pardon le sens de
résignation... alors là, oui, je peux pardonner.
Je pense qu'il est important un moment donné de se
dire que ce qui est arrivé est arrivé et qu'on n'y
peut rien maintenant. Il faut passer à autre chose
et accepter que la situation problématique fait
partie de notre vie et on a le choix de la laisser
nous manger tout cru ou lui permettre de nous
faire grandir.
Alors oui pour la résignation. Je pense qu'on ne peut être tout à fait heureux en cultivant la colère ou la tristesse. Se résigner est une grande étape à franchir vers un mieux-être général. Maintenant, ce n'est pas toujours évident à faire. Ça prend du temps, mais avec le temps vient la sagesse. Et je pense que même si on se résigne (ou qu'on pardonne), ça ne veut pas dire pour autant qu'on accepte à bras ouverts la personne dans notre coeur avec un sourire et une tape sur l'épaule. Simplement, on passe à autre chose.
Ceci dit, je n'aime pas tellement non plus le mot pardon. Pardon... c'est un peu comme s'il fallait avoir pitié de l'autre. Comme s'il fallait soudainement voir rayonner ses qualités à travers ses défauts et se dire: "Pauvre lui, c'est pas de sa faute dans l'fond. C'est un bon gars pareil!". C'est ce côté gna-gna du pardon qui me titille un peu. Je préfère de loin le terme résignation.
Alors oui pour la résignation. Je pense qu'on ne peut être tout à fait heureux en cultivant la colère ou la tristesse. Se résigner est une grande étape à franchir vers un mieux-être général. Maintenant, ce n'est pas toujours évident à faire. Ça prend du temps, mais avec le temps vient la sagesse. Et je pense que même si on se résigne (ou qu'on pardonne), ça ne veut pas dire pour autant qu'on accepte à bras ouverts la personne dans notre coeur avec un sourire et une tape sur l'épaule. Simplement, on passe à autre chose.
Ceci dit, je n'aime pas tellement non plus le mot pardon. Pardon... c'est un peu comme s'il fallait avoir pitié de l'autre. Comme s'il fallait soudainement voir rayonner ses qualités à travers ses défauts et se dire: "Pauvre lui, c'est pas de sa faute dans l'fond. C'est un bon gars pareil!". C'est ce côté gna-gna du pardon qui me titille un peu. Je préfère de loin le terme résignation.
| Tipoune8 a écrit |
| Si on attribue au mot pardon le sens
de résignation... alors là, oui, je peux
pardonner. Je pense qu'il est important un moment
donné de se dire que ce qui est arrivé est arrivé
et qu'on n'y peut rien maintenant. Il faut passer
à autre chose et accepter que la situation
problématique fait partie de notre vie et on a le
choix de la laisser nous manger tout cru ou lui
permettre de nous faire grandir. Alors oui pour la résignation. Je pense qu'on ne peut être tout à fait heureux en cultivant la colère ou la tristesse. Se résigner est une grande étape à franchir vers un mieux-être général. Maintenant, ce n'est pas toujours évident à faire. Ça prend du temps, mais avec le temps vient la sagesse. Et je pense que même si on se résigne (ou qu'on pardonne), ça ne veut pas dire pour autant qu'on accepte à bras ouverts la personne dans notre coeur avec un sourire et une tape sur l'épaule. Simplement, on passe à autre chose. Ceci dit, je n'aime pas tellement non plus le mot pardon. Pardon... c'est un peu comme s'il fallait avoir pitié de l'autre. Comme s'il fallait soudainement voir rayonner ses qualités à travers ses défauts et se dire: "Pauvre lui, c'est pas de sa faute dans l'fond. C'est un bon gars pareil!". C'est ce côté gna-gna du pardon qui me titille un peu. Je préfère de loin le terme résignation. |
Alors là Tipoune, nous nous entendons...
Hélo
Le problème vient de la façon dont ont nous a
enseignés le mot pardon...Le mot pardon est le bon
mais la façon de l'expliquer n'est pas
bonne..Voilà peut-être pourquoi nous avons du mal
avec ce mot un peu trop "catho" sur les bord pour
beaucoup de monde..
Aye salut tipoune !! Fait longtemps qu'ont t'avais
pas lût ici !
| Gala a écrit |
| Le problème vient de la façon dont ont nous a enseignés le mot pardon...Le mot pardon est le bon mais la façon de l'expliquer n'est pas bonne..Voilà peut-être pourquoi nous avons du mal avec ce mot un peu trop "catho" sur les bord pour beaucoup de monde.. |
Là, tu mets le doigt sur quelque chose !
Je suis assez d'accord.
Ceci dit, je n'aime pas tellement non plus le mot pardon. Pardon... c'est un peu comme s'il fallait avoir pitié de l'autre. Comme s'il fallait soudainement voir rayonner ses qualités à travers ses défauts et se dire: "Pauvre lui, c'est pas de sa faute dans l'fond. C'est un bon gars pareil!". C'est ce côté gna-gna du pardon qui me titille un peu. Je préfère de loin le terme résignation. |
Formulé comme ça, ça a bien du bon sens.
Je crois qu'il y a plusieurs types de pardon. Le
pardon selon ta définition, Hélo, ressemble au
pardon divin: l'absolution des péchés pour pouvoir
entrer au paradis. Tandis que le pardon humain,
on le fait d'abord pour soi-même, pour voir les
choses sous un autre angle ce qui nous permettra
de passer à autre chose. Je ne vois pas ça comme
étant prendre en pitié ou atténuer la faute,
plutôt arriver à vivre en paix malgré ce qui
s'est produit. Bref, je suis assez d'accord avec
ce qu'a dit Gala. Ce n'est pas tout le monde qui
est capable d'en arriver là, moi-même je ne suis
pas certaine d'en être capable. Mais j'admire les
personnes qui y arrivent.
Pardon ou résignation? Je ne sais pas trop la différence...J'ai l'impression que résignation est moins fort comme terme, qu'on met un très bon pansement pour pouvoir continuer d'aller de l'avant, mais sans vraiment aller au fond du bobo...Mais bon, on pourrait s'obstiner longtemps sur des définitions, je pense que la perception de ces mots est personnelle à chacun.
Pardon ou résignation? Je ne sais pas trop la différence...J'ai l'impression que résignation est moins fort comme terme, qu'on met un très bon pansement pour pouvoir continuer d'aller de l'avant, mais sans vraiment aller au fond du bobo...Mais bon, on pourrait s'obstiner longtemps sur des définitions, je pense que la perception de ces mots est personnelle à chacun.
| Tipoune8 a écrit |
| Ceci dit, je n'aime pas tellement non plus le mot pardon. Pardon... c'est un peu comme s'il fallait avoir pitié de l'autre. Comme s'il fallait soudainement voir rayonner ses qualités à travers ses défauts et se dire: "Pauvre lui, c'est pas de sa faute dans l'fond. C'est un bon gars pareil!". C'est ce côté gna-gna du pardon qui me titille un peu. Je préfère de loin le terme résignation. |
De la façon dont tu le dis, oui, ça fait gnagna, mais je suis d'avis que chaque être humain est bon à la base, mais est corrompu par ses exprériences, son parcours de vie. Alors le pardon, ça peut être aussi de retrouver le bon chez l'autre malgré tout ce qui l'a amené à agir de mauvaise manière. Ça ne veut pas dire oublier l'offense ou être sympathique à l'autre, ça voudrait plutôt dire: voir autrement (empathie).
Tipoune
Inscrit depuis: 495 jours et 16 heures
Localisation : Dans le nombril d'un bonhomme en pain d'épice avec Léo, 21 mois, et Colin qui arrivera sous peu.
| Gala a écrit |
| Aye salut tipoune !! Fait longtemps
qu'ont t'avais pas lût ici ! |
Bah! J'étais un peu blasée ces derniers temps... j'ai eu comme un forumblues! Haha! Mais je m'efforce de revenir tranquillement. Je m'occupe aussi du post des mamans de janvier alors j'ai moins de temps
Moi aussi j'ai acheté le livre de Jean
Monbourquette '' Comment pardonner '' qui m'a été
d'une très grande aide. J'ai vécu une situation
très difficile dont une personne m'a blessé
énormément. À un tel point que je ne fonctionnait
presque plus, ça m'obsédait. Le pire dans tout ça
c'est que c'est le père de mon chum, donc en plus,
sans le vouloir, j'en voulais un peu à mon chum.
Avant de lire le livre, je me disais que jamais je ne pourrais passer par dessus, jamais je ne pourrais oublier ça.
Quand j'ai lu le livre, il y a une phrase qui a prit tout un sens : Pardonner, ce n'est pas oublier.
Il faut aller au-delà des paroles de la personne. C'est très difficile à faire, mais un coup qu'on réussit, on a une étape de franchit. Pardonner, c'est avant tout pour nous que nous le faisons et non pour l'autre. Pour se sentir bien avec soi-même.
Avant de lire le livre, je me disais que jamais je ne pourrais passer par dessus, jamais je ne pourrais oublier ça.
Quand j'ai lu le livre, il y a une phrase qui a prit tout un sens : Pardonner, ce n'est pas oublier.
Il faut aller au-delà des paroles de la personne. C'est très difficile à faire, mais un coup qu'on réussit, on a une étape de franchit. Pardonner, c'est avant tout pour nous que nous le faisons et non pour l'autre. Pour se sentir bien avec soi-même.











