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Être enceinte et à la mode?

Depuis que les stars hollywoodiennes exhibent leur grossesse comme un accessoire mode, le marché longtemps négligé des vêtements de maternité prend de l’expansion. Fini les salopettes ennuyantes, les grandes robes granolas et les chemises empruntées au compagnon. L’ère du « sac à patates » est bel et bien terminée!

Un phénomène attribué en grande partie à l’actrice Demi Moore qui avait fièrement exhibé la nudité de ses rondeurs fécondes sur la couverture du magazine Vanity Fair en 1991, selon Marni Zeidel cofondatrice de la boutique montréalaise Bloom Maternité avec sa belle-sœur Allyson Kassie.

Depuis, les magazines multiplient les images de célébrités menant de front maternité et carrière tout en préservant un style branché et glamour. « La jeune femme qui vit sa grossesse en même temps que les Hollywood’s Hottest Mamas, Reese Witherspoon, Gwyneth Paltrow ou plus récemment Angelina Jolie, ne veut pas d’un look « matante », rigole Allyson, elle-même maman de Charlotte, deux ans.

À Québec, les futures mamans actives et modernes peuvent compter sur une toute nouvelle boutique, Berceau Maternité, avenue Maguire à Sillery. « Toutes mes amies enceintes et femmes d’affaires se plaignaient de leur séance de magasinage ou en revenaient découragées. Dans les boutiques spécialisées habituelles, on trouve souvent des looks pour la fin de semaine, mais rien de classique et d’original pour le travail. Et il n’y a rien de pire que d’être enceinte et de porter le même tailleur que notre collègue de bureau! » souligne la propriétaire, Katy Ampleman qui reçoit sur rendez-vous afin de présenter les subtilités de ses collections.

Les Montréalaises Marni et Allyson de Bloom Maternité misent aussi sur des griffes trendy et confortables qu’elles rapportent quatre fois par année de New York et de L.A. De plus, Charlotte Bloom, la griffe maison dessinée par Allyson offre un brillant trois-dans-un : une jupe réversible, qui peut aussi être portée comme une camisole tube.

Katy Ampleman essaie aussi de trouver les vêtements les plus polyvalents et tendance possible. « Quant au coût, il faut s’attendre à payer le même prix qu’un vêtement régulier de qualité », indique la jeune femme d’affaires de Québec.

Source : Isabelle Boutin La Presse, 7 mars 2006



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