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Papillomavirus : un autotest aiderait à identifier les femmes à risque

Des programmes permettant à des femmes marginalisées, ayant peu accès aux soins de santé, de s'administrer elles-mêmes un test de dépistage du papillovirus humain pourraient permettre d'identifier celles qui courent un risque de cancer du col de l'utérus à cause de l'infection virale. C'est ce qu'indique une étude publiée mardi dans le Journal de l'Association médicale canadienne, qui conclut que ces programmes seraient « acceptables » et « faisables ».

L'étude a été menée auprès de 151 femmes vivant dans le quartier défavorisé de Downtown Eastside, à Vancouver, dont la majorité n'avait jamais subi de test Pap de dépistage du cancer du col utérin, ou n'avait pas subi le test au cours des trois années précédant l'étude, ce qui est nettement inférieur à la moyenne de la population générale de la Colombie-Britannique.

Des infirmières itinérantes qui travaillent depuis longtemps au sein de cette communauté ont fourni aux participantes une trousse de test de dépistage à utiliser soi-même. Les chercheurs ont constaté que 43 de ces femmes étaient infectées par une souche à haut risque du papillomavirus, une maladie sexuellement transmissible.

Certains groupes de femmes, comme les sans-abri, les femmes vivant dans la pauvreté ou peu instruites, ou encore les immigrantes de fraîche date, ont de la difficulté à obtenir des services de santé, ou ne se prévalent pas du test Pap, souligne l'auteure de l'étude, la docteure Gina Ogilvie. Résultat : certains groupes spécifiques tendent à avoir des taux plus élevés de cancer du col utérin, ajoute la spécialiste.

Source : Presse Canadienne, 28 août 2007



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