Fondatrice du mouvement La Neurodiversité – L’autisme et les autres formes d’intelligence et du Salon de la Neurodiversité, Mélanie a reçu son diagnostic d'autisme à l'âge de 30 ans. Elle est la mère de trois enfants, dont les deux plus vieux, âgés de 6 et 4 ans, sont autistes. Elle souhaite sensibiliser la population aux différences cognitives afin qu'elles ne soient plus perçues comme des troubles neurologiques ou des maladies mentales. La neurodiversité, c’est la beauté de la vie! Chaque être vivant est différent, c’est ce qui fait de lui un être unique. Le but de ses écrits? Normaliser ce qui est normal : la différence.
L’anxiété est une problématique qui revient souvent lorsqu’on parle d’autisme. Certaines personnes croient que l’autisme est systématiquement lié à l’anxiété.
Nous avons rapidement tendance à nommer « trouble de comportement » les manifestations autistiques que nous ne comprenons pas et de les faire disparaître par conditionnement comportemental.
J’étais une enfant renfermée et taciturne. L’air absent, sans grand contact visuel, j’étais bien dans cette solitude, un peu à l’écart du monde, l’observant à distance en silence. Un moyen de survie dans ce monde différent de moi.
Lorsqu’on côtoie des personnes ayant un TDAH, il est facile de porter toutes sortes de jugements et de poser des conclusions hâtives et surtout injustes sur leurs comportements.
L’apprentissage de la propreté est un concept parfois laborieux à comprendre pour les autistes. Il faut savoir en premier temps que l’autisme n’empêche pas la propreté.
En tant que parents d’enfant autiste, nous sommes souvent confrontés aux nombreuses crises magistrales et autres comportements « bizarres » ou déstabilisants de notre enfant.
Les nouvelles informations doivent être minutieusement identifiées, classifier et ranger dans un cartable judicieusement destiné à cet effet. Dans la tête de ma fille, tout est ordonné aux détails près.
Ces crises ou ces accès de colère sont en fait des effondrements autistiques. Ces effondrements sont présents tant chez les enfants que les adultes autistes. Eh oui, je suis une adulte et il m’arrive encore de faire des crises!
Nous avons toujours été une famille non conventionnelle tant dans notre mode de vie que dans nos valeurs. Lorsque nous avons émis l’hypothèse d’autisme pour notre fille, nous étions heureux de pouvoir mettre un mot sur les caractéristiques qui la différenciaient.
En tant qu’autiste et mère d’enfants autistes, je ne peux que ressentir un profond malaise, une stupéfaction et une grande déception face au plan d’action sur le trouble du spectre de l’autisme (TSA) déposé mardi par le gouvernement du Québec.